11-1 Principes généraux
• Les constructions de toute nature ainsi que les terrains non bâtis doivent être aménagés et entretenus de façon à ne pas nuire à l'harmonie des perceptions visuelles et à l'hygiène.
• Un projet pourra être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par sa situation, son architecture, ses dimensions ou son aspect extérieur, il est de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
• Tout projet respectera un principe d’harmonie générale. Ce principe s’entend à plusieurs échelles :
- Le caractère régional et l’insertion dans le site et le paysage : Tout projet présentera un aspect compatible avec le caractère régional, le site et le paysage. Toute style architectural « pastiche » ou étranger à la région est interdit.
- Le secteur, la rue, le quartier : Tout projet démontrera sa capacité à s’intégrer dans l’ordonnance architecturale des constructions voisines. En outre, pour toute construction ou partie de construction située à l’angle de deux voies ou formant un angle visible depuis la voirie, il pourra être exigé la recherche d’un traitement architectural compatible avec cette position urbaine spécifique. Il en va de même pour toute construction implantée en limite de zone afin d’assurer une liaison harmonieuse entre les constructions.
- Le terrain d’assiette du projet : Les constructions établies sur une même unité foncière présenteront une unité d’ensemble harmonieuse (volumétrie, choix des matériaux et coloris...).
- La construction elle-même : Toute construction présentera une unité d’aspect, notamment dans ses volumes et percements, basée sur des principes de simplicité et d’équilibre d’ensemble.
• L’ensemble des principes ci-avant énoncés ne fait pas obstacle à des parti-pris architecturaux contemporains, sous réserve d’être dûment justifiés, notamment au regard de choix relevant de performances environnementales.
• Les matériaux destinés à être recouverts d’un enduit ou parement (briques creuses, parpaings...) doivent être recouverts d’un enduit ou parement sur leur face extérieure.
11-2 Toiture
→ Principe de simplicité :
Les toitures présenteront une simplicité de volume et une unité de conception.
→ Constructions à usage d’habitation
Pente minimale en cas de toiture à 2 versants principaux :
• La pente minimale de la construction principale sera de 35°.
• La ligne principale de faîtage sera parallèle ou perpendiculaire à l’alignement ou à une des limites séparatives latérales, sauf justification liée à la performance énergétique.
• Les annexes pourront être monopentes si elles sont accolées à la construction principale. Dans le cas contraire, elles présenteront une pente en harmonie avec la construction principale.
Sont autorisés pour la construction principale :
• Les tuiles vieillies de ton uni, l’ardoise, le chaume (tuiles noires interdites). Les matériaux similaires d’aspect et forme sont également autorisés.
• Les toitures végétalisées.
• Le zinc et le bardage sont autorisés sous réserve d’un parti pris architectural argumenté.
Sont autorisés pour les annexes des constructions à usage d’habitation :
• Les matériaux seront de même nature que celui du bâtiment principal ou, à défaut, en harmonie avec les toitures des constructions avoisinantes.
• D’autres matériaux peuvent être admis, sous réserve de correspondre à l’usage de la construction (exemple : abri de jardin en bois).
Les vérandas :
• Par leur aspect, le ou les matériau(x) employés sera(seront) en harmonie avec le bâtiment auquel la véranda s’accole.
Matériaux ou techniques innovantes :
• Les dispositions précédentes ne font pas obstacle à l’emploi de matériaux innovants lorsque le projet s’inscrit dans une démarche de sobriété énergétique.
Aménagement, rénovation, extension de constructions existantes ne respectant pas ces règles :
• Dans ce cas, il pourra être autorisé de s’adapter aux pentes et matériaux de toiture existants.
→ Autres constructions
• Par leur aspect et volume, les toitures des autres constructions garantiront une bonne insertion du projet dans le site et le paysage, en présentant une simplicité de volume et une unité de conception.
• Les bâtiments agricoles pourront être réalisés en bardage.
→ Panneaux solaires :
Ils doivent être Intégrés au volume de la toiture ou cachés par les acrotères en cas de toiture terrasse.
11.3 Ouvertures en façade et toiture
• Les ouvertures présenteront une unité de percement, ainsi qu’une harmonie de rythme et de proportion.
• Les lucarnes à jouées courbes ne sont autorisées que sur toit de chaume.
• Les châssis de toit seront posés parallèlement à la ligne principale de faîtage.
• Les balcons et autres saillies trop importantes peuvent être interdits en cas d’implantation à l’alignement.
• Pour les nouvelles constructions, les volets roulants seront intégrés dans la façade et ne produiront pas de saillie.
11.4 Enduits extérieurs, couleurs et matériaux
• Le traitement des façades et pignons sera compatible avec la nature du matériau. Si le matériau est destiné à être recouvert, pourront être employés : soit un matériau de type bois, soit en parement ou enduit teinté dans la masse ou peint. En cas d’enduit, celui-ci sera en mortier lisse et réalisé à partir de couleurs naturelles.
• Cette disposition ne fait pas obstacle à l’emploi de techniques innovantes le projet s’inscrit dans une démarche de sobriété énergétique.
• Un soin particulier sera apporté aux encadrements des ouvertures en façade ou pignon (portes, fenêtres...) et des lucarnes : leur traitement sera en harmonie avec le traitement des façades et pignons. A défaut de bordure saillante, moulure peinte ou sculptée, les encadrements d’ouvertures en façade ou pignon pourront être soulignés par une couleur en harmonie avec celle du mur où elles s’inscrivent.
• Couleurs :
- La couleur des façades et pignons se rapprochera des couleurs naturelles locales (ocre jaune, brique, brun, vert forêt...), et privilégiera les tons pastels. Le blanc, le noir et les couleurs criardes sont interdits.
- La couleur des menuiseries peintes sera harmonie avec la couleur des façades et pignons. Il en sera de même lorsque les matériaux des encadrements d’ouvertures en façade (portes, fenêtres...) et des lucarnes sont destinés à être peints.
- La couleur des bâtiments agricoles réalisés en bardage se rapprochera des couleurs naturelles locales (ocre jaune, brique, brun, vert forêt...), et privilégiera les tons pastels. Le blanc, le noir et les couleurs criardes sont interdits.
11.5 Clôtures
→ Principe de préservation du patrimoine bâti et végétal
• Quand ils sont composés de matériaux traditionnels (bauge, silex, brique...) et en bon état, les murs et murets de clôture existants doivent être conservés ou restaurés à l’identique autant que possible.
• Quand elles sont en bon état phytosanitaire et qu’elles ne nuisent pas à la sécurité, les clôtures végétales composées d’essences locales doivent également être conservées dans la mesure du possible.
→ Principe de simplicité et d’harmonie
• La conception des clôtures et de leurs ouvrages d’accompagnement (piliers, portails, portillons, portes...) doit être guidée par la simplicité, l’insertion dans l’environnement paysager et, le cas échéant, l’harmonie avec la construction principale ou les clôtures voisines.
• Autant que possible, on privilégiera le bois et la ferronnerie pour la réalisation des ouvrages d’accompagnement.
• Sont interdits les éléments, matériaux ou dispositifs hétéroclites, comme des brise-vues de type haies artificielles, bâches plastiques, canisses...
→ Conception des nouvelles clôtures
• La hauteur de toute clôture est limitée à 1.80 m.
• Les murs pleins sont interdits, à moins qu’il s’agisse de matériaux traditionnels (bauge, silex...) et non recouverts.
• Autant que possible, les poteaux béton sont à proscrire.
• Les ouvrages d’accompagnement ne sont pas comptés dans le calcul de la hauteur de la clôture. Toutefois, leur hauteur doit rester raisonnable au regard de leur environnement immédiat.
• Les clôtures nouvelles sur voies et sur places ouvertes au public seront composées :
- Soit d’un mur bahut d’une hauteur maximum de 0.80 m maxi, et surmonté d’un dispositif à claire-voie (sauf panneaux de béton évidés) ou d’une clôture végétale composée d’essences locales (liste dans le Titre 4 du présent règlement) doublée ou non d’un grillage.
- Soit d’une clôture végétale composée d’essences locales (liste dans le Titre 4 du présent règlement) doublée ou non d’un grillage.
• Les nouvelles clôtures sur limite séparative seront composées d’une clôture végétale composée d’essences locales (liste dans le Titre 4 du présent règlement) doublée ou non d’un grillage, avec ou sans soubassement (soubassement d’une hauteur maximale de 0.80 m).
11.6 Divers
• A moins de contraintes techniques spécifiques, tout élément de superstructure (souches de cheminées, dispositifs énergies renouvelables...), doit s’intégrer de façon harmonieuse au bâti existant. Il en va de même pour les antennes et paraboles.
• A défaut d’être enterrées, les citernes à gaz et installations similaires doivent bénéficier d’un accompagnement paysager limitant leur impact paysager, notamment si elles sont visibles depuis l’espace public.
• Les locaux annexes et équipements techniques doivent être intégrés dans le volume des constructions ou des clôtures.
• En cas de garage en sous-sol, la pente d’accès sera conçue pour ne pas collecter les eaux de ruissellement de la chaussée. Toutefois, la réalisation de garage en sous-sol est fortement déconseillée.
11.7 Périmètre de protection des Monuments Historiques et règles de covisibilité
• Il est rappelé que tout projet situé dans le périmètre lié à la servitude AC1 est soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
11.8 Bâtiments identifiés au plan au titre de l’article L123-1-5-7° du code de l’urbanisme.
→ Principe de demande d’autorisation :
• Toute modification portant sur élément identifié doit faire l’objet d’une autorisation d’urbanisme et un permis de démolir est nécessaire préalablement à la destruction du bâtiment.
→ Principe de continuité avec de l’existant :
• L’extension et l’aménagement des constructions sont admis dans le respect du style architectural existant.
→ Principe de préservation de l’identité des bâtiments :
• Toute intervention devra respecter les principes suivants :
- Respect des matériaux traditionnels, de la composition initiale de la façade, de l’organisation de ses ouvertures et de son équilibre colorimétrique ;
- Autant que possible, les matériaux traditionnels de revêtement de façade doivent être restaurées ou restituées. Certains enduits pourront être interdits en fonction de l’architecture et des matériaux
de l’édifice ; notamment quand il s’agit de matériaux traditionnels n’ayant pas vocation à être enduits.